Le Chant Mortel du Soleil – Franck Ferric

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Il s’appelle Araatan, il est le Grand Qsar. On le surnomme la Montagne car il est haut comme deux hommes, large comme un auroch. Le destin de ce géant est d’achever l’extermination totale des dieux. Une seule divinité a survécu : celle de la cité d’Ishroun. Pour abattre les murailles d’Ishroun et éteindre le culte de la Première Flamme, Araatan se donne un an.
Elle s’appelle Kosum. Née esclave, elle était la meilleure dresseuse de chevaux des plaines. Pour avoir tenté de castrer le fils de son maître, elle a été enchaînée nue à une tour pleine de morts. Alors qu’elle attend résignée le baiser mortel du gel, quatre cavaliers la délivrent. Ces hommes durs retournent auprès du Grand Qsar.

Kosum, qui croyait mettre un pied dans la guerre, va entamer un tout autre voyage.

C’est un roman qui frappe par ses odeurs: l’odeur forte du cheval , celle du vieux cuir de la selle et de la sueur des cavaliers.

Franck Ferric nous fait évoluer dans un monde rugueux, âpre et violent. A l’instar de son Grand Qsar, grande brute impitoyable qui tient les siens dans une main de fer ou de Kosum, l’esclave qui subit les pires outrages avant sa libération par les cavalier-flèches.

Libération est le mot qui définit aussi très bien cette histoire ou le roi barbare cherche à se libérer des dieux et Kosum à se sortir de sa vie précaire.

Richesse est un autre mot pour définir Le Chant Mortel du Soleil. Richesse des scènes intimistes ou spectaculaires. Richesse des personnages bien fouillés qui haïssent, aiment, trahissent et doutent. Richesse du style et du vocabulaire très travaillés par un artisan des mots méticuleux.

C’est de la sword & sorcery howardienne inspirée aussi par les hordes d’Attila qui contient quelques batailles ébouriffantes, d’autres scènes plus calmes et très émouvantes et enfin son lot de mystère avec cet inquiétant sorcier Kar Koshig.

L’auteur nous amène à réfléchir sur la religion et notre rapport avec l’héritage historique puisque la grande question que se pose le Grand Qsar est : comment serait le monde sans dieux ?

A travers ce one shot, Franck Ferric confirme une fois de plus son talent de conteur avec de la fantasy farouche et teigneuse. Une suite serait possible et vivement souhaitée.

Auteur : Franck Ferric

Editeur : Albin Michel

Illustration : Guillaume Sorel

ISBN : 978226440792

Pages : 376

Prix : 21,90 €

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