Brève de taverne 100

Taverne

Lipposuccia l’amazone, les mains sur les hanches et tapant du pied,  dit à Zordar qui vient tout juste de rentrer tard le soir et qui sent l’alcool à 5 mètres :
– Tu peux m’expliquer à quoi ça rime de rentrer à la maison à moitié bourré ?
– C’est pas de ma faute, j’avais plus assez d’argent…

Publicités

L’Arbre aux Lunes – Didier Reboussin

arbreauxlunes.jpg

Joss, un gourou, est déporté sur une mystérieuse colonie pénitentiaire par le Pouvoir qui règne en maître sur Terre. Il va découvrir un monde étrange et superbe, l’Arbre aux Lunes, une planète dominée par un arbre gigantesque qui a capturé ses satellites naturels dans ses branches. Aidé par Jung, le tueur, il va devoir s’engager dans une guerre dont il est une des variables et dont l’enjeu est le destin de l’humanité. Cependant l’Arbre aux Lunes recèle un secret qui rend son combat dérisoire…

Ce qui m’ a frappé dans ce roman planet opera, c’est l’Arbre aux Lunes en lui-même. Une merveilleuse idée, un décor magnifique qui stimule l’imagination du lecteur. C’est un cadre parfait pour cet affrontement entre deux philosophies et deux armées prêtes à aller jusqu’au bout.

C’est un roman écrit dans un style agréable et précis. Plus que l’introspection des personnages, Didier Reboussin laisse une large part à l’action et ça envoie ! Le héros, Joss, qui, loin d’être charismatique et sympathique, se laisse souvent porter dans cette guerre ou celui qui agit est plutôt son acolyte, Jung ou encore la belle Astrid au pouvoir si mystérieux.

Cet affrontement entre un Pouvoir un brin totalitaire et des rebelles mutants est passionnant. Moult rebondissements sont là pour nous tenir en haleine jusqu’au bout.La fin de l’histoire , imprégnée de sagesse et de philosophie est surprenante ! On se rend compte alors que le personnage principal n’est pas celui que l’on croyait.

Un premier roman réussi pour Didier Reboussin ce passionné de SF (il chroniques chez Yozone et Galaxies entre autres) et notamment de la collection Fleuve Noir Anticipation, depuis sa prime jeunesse. Les amateurs trouveront d’ailleurs dans l’Arbre aux Lunes des références et des clins d’œil à cette mythique collection. Moi qui en ai lu quelques uns, je peux affirmer que ce livre y aurait eu sa place.

Couverture : Romain Devichi
Éditeur : Pulp Factory
Collection : Aventures Imaginaires
Directeur de collection : Fabien Lyraud
Pages : 200
ISBN : 979-10-97296-01-8
Prix : 14 €

La Mort du temps – Aurélie Wellenstein

La-mort-du-temps.jpg

Un éclair aveuglant, suivi d’une terrible onde de choc…En l’espace de quelques minutes, un seisme temporel ravage la Terre, et la vie de Callista bascule. Le monde qu’elle connaissait n’est plus. Les différentes époques se sont mélangées, les corps des survivants ont fusionné les uns avec les autres ou avec leur environnement. Indemne, Callista avance au hasard, à la recherche d’un refuge dans ce chaos. Talonnée par le « Flash », replique mortelle du tremblement de terre, elle rencontre d’étranges créatures, amies ou ennemies, issues de siècles différents. Pour la jeune fille, une lutte terrifiante s’engage au rythme des pulsations du Flash. Si elle s’arrête ou ralentit, elle sera anéantie.

Ce n’est pas facile d’être original dans un roman post-apo. On peut se dire que, sur le sujet, tout à été fait. Aurelie Wellenstein réussit ce tour de force de renouveler le genre.

La cause de tout le désordre, le fameux « Flash » reste mystérieux jusqu’au bout, on a donc envie de savoir. Premier bon point.

Second bon point, les personnages sont bien trouvés et ils habitent l’histoire par leurs caractères très différents et leur originalité. Mélanges d’époques et fusions d’hommes et d’animaux Roland et Gascogne sont surprenants et attachants. L’un, Roland,naïf et aussi violent par moment mais surtout fidèle et l’autre, Gascogne, plus sombre et cynique. Ils se complètent bien. Dans cette histoire très sombre, le petit rayon de soleil est apporté par Jeanne, la fillette à la fois adorable et tête à claques, c’est la soupape de décompression. Le quatuor est mené par Callista jeune fille moderne, un peu geek, du genre une force qui avance. Originale par le fait qu’il n’y a pas tant que ça, dans la littérature young adult, de personnages homosexuels. C’est d’ailleurs l’amour pour sa compagne qui la pousse à continuer.

Troisième et non négligeable bon point : on est happé direct, dés que Callista ouvre les yeux, la catastrophe ne tarde pas à arriver et ensuite on tourne les pages avec avidité. Il y a peu de temps morts. Les scènes sont spectaculaires, les héros traversent des paysages chamboulés par le Flash qui mélange toutes les époques et jette hommes et bâtiments dans une essoreuse.

La Mort du temps est un roman surprenant et accrocheur qui donne un bon coup de pied quelque part au genre post-apo . Je ne suis pas le seul à le penser puisque que ce roman à été le coup de cœur des Imaginales 2017.

 

  • Broché: 304 pages
  • Éditeur : Scrineo
  • Collection : JEUNE ADULTE
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 236740500X
  • ISBN-13: 978-2367405001
  • Illustration : Benjamin Carré
  • Prix : 16.90 €