Brève de taverne 114


Taverne

Une jeune serveuse est en train de prendre la commande d’une tablée quand un des clients  lui dit : « Hmmm, vos cheveux sentent drôlement bon ! »
Aussitôt, la jeune femme va voir son patron et se plaint auprès de lui d’avoir été victime de harcèlement sexuel !
– Comment ça ? demande le patron.
– Il m’a dit que mes cheveux sentaient drôlement bon…, répond la fille.
– Et alors, s’étonne le patron, j’aurais plutôt pensé que c’était le genre de compliment qui vous aurait fait plaisir !
– Mais patron, reprend la fille, c’est un hobbit…

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Le Sabot de Sleipnir – Pierre Efratas

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« Femmes et hommes libres, nobles jarls, bienvenue dans ma grand-salle, prenez vos aises ! Sur les flots dorés de l’amitié, par l’écume des mers grises, je vous ferai partager le destin aventureux d’un jeune Viking que tout destinait à la réussite et qui fut le jouet des Nornes, des dieux, des déesses et d’étranges créatures. Écoutez la saga d’Ingvarr le Réprouvé… »

Tout d’abord on tombe sur la superbe couverture (de Tiphs) qui claque comme les voiles de ce Drakkar chahuté par les flots ! C’est une invite quasi irrésistible à se plonger dans cette saga remplie d’aventures et de voyages.

Puis la voix de Dame Genovefa,  un peu empâtée par l’alcool, entame son récit. Elle nous narre les aventures, en 849, d’Ingvarr , un viking devenu Jarl (chef) à dix neuf ans, un peu contre son gré. Invarr assiste au retour de Gudmund Poil Noir que l’on croyait disparu. Ce que le rescapé va raconter va entraîner une quête improbable et pleine de surprises.

Pierre Efratas, auteur de nombreux ouvrages sur la culture nordique, maîtrise parfaitement son sujet et on sent bien qu’il est à l’aise, aussi bien dans les descriptions que dans les dialogues. Comme dans toute saga, c’est parfois décousu,les récits s’emboîtant les uns dans les autres, mais c’est volontaire et ces digressions permettent au lecteur de souffler et à l’histoire principale de repartir de plus belle. Les dieux (Odin et Loki) sont de la partie mais à ce sujet, je ne peux vous en dire plus sous peine de divulgacher.

En ce qui me concerne, tout m’ a plu. Le sujet évidemment, les vikings, ça m’a toujours fait rêver, surtout quand c’est bien documenté. ( Et non, ils ne portaient pas de casques à pointes !) D’ailleurs pour ceux qui ne sont pas familiers avec cet univers, il y a un lexique à la fin du livre. J’ai beaucoup aimé le style léger, fluide et imagé de Pierre Efratas qui a la plume bien acérée. Les dialogues sont savoureux et souvent drôles portés par des personnages hauts en couleur comme dans toute saga qui se respecte.

Vous l’avez compris, je vous conseille fortement de vous procurer ce premier tome de la Saga des Mers Grises en attendant la suite de pied ferme, un verre d’hydromel à la main !

  • Broché: 128 pages
  • Editeur : Noir D’Absinthe
  • Collection : Memoria
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2490417045
  • ISBN-13: 978-2490417049
  • Prix :14.90 €

Brève de taverne 112

Taverne

 
Bordrik, un Nain, trouve une bouteille sur une plage. Il ouvre la bouteille et un génie en sort.
– Tu peux me demander trois souhaits, mais tu dois te rappeler que ton pire ennemi aura le double.
– Mon premier souhait serait d’avoir dix mille pièces d’or, dit le nain les yeux brillants.
– Très bien, dit le génie, n’oublie pas que ton pire ennemi en recevra vingt mille !

Le nain tique un peu en pensant a son voisin elfe mais il continue tout de même:

– Ensuite, je veux posséder les 5 plus belles femmes du monde.
– Très bien, mais ton pire ennemi en aura dix.
– Comme dernier souhait, je veux que vous m’enleviez une couille…

Dimension Aéropostale

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En 1918, un homme, Pierre-Georges Latécoère a un rêve : une ligne aérienne transportant marchandises et courriers entre la France et l’Afrique. Le 25 décembre, la première liaison est établie, entre Toulouse et Barcelone. L’Aéropostale ! En ce centenaire, levons les yeux au ciel et suivons les traces de ces avions pilotés par des hommes qui ont fait fi des frontières, des politiques, des antagonismes, qui ont donné leur esprit, leur cœur et leur vie à la plus belle idée qui soit : l’Humanité…

 

Ça vient de sortir et j’ai l’honneur d’être publié chez Rivière Blanche ! L’anthologie est pilotée par Manuel Essard et la couverture de Vael Cat.

Ma nouvelle, La Dragonopostale, côtoie des textes des petits camarades suivants : Jérôme Bertin, Mathilde Chau, Emilie Chevallier Moreux, Augustin de la Roche, Emmanuel Delporte, Hélène Duc, Gaëlle Dupille, Manuel Essard, Jean-Pierre Favard, Adam Joffrain, Gaël Marchand, Nicolas Pagès, Olivier Pérès, Patrice Quélard, Chantal Robillard, Thierry Soulard, Gérard Vila Cornellas, Jordi Vila Cornellas.

ISBN-13: 978-1-61227-785-1
268 pages – 20 euros

 

La version numérique va paraître chez L’ivre-Book.

 

Décollage immédiat !

1974 – Arnaud Codeville

1974 Codeville

À Sebourg, petit village du Nord de la France, c’est l’effervescence. Les pompiers mettent le feu au 16 de la rue Jean Jaurès. La plupart des habitants se massent pour admirer le spectacle. Tous redoutent la vieille demeure et tous se réjouissent de la voir disparaître à jamais du paysage et pour cause : elle serait hantée… 
Parmi la foule de curieux, un homme assiste à l’incendie. Il est sans doute le seul à être aussi fasciné par l’agonie de la bâtisse… 

Pour rien au monde, il n’aurait raté ce moment.

Dans le genre polar horrifique, c’est réussi. Bien sûr il y a quelques clichés dont celui du flic au bord dépressif et pas loin de se faire virer. Ceci dit, le personnage de Joël est attachant car il ne lâche pas le morceau. Il nous entraîne dans un roman très rythmé ou les scènes spectaculaires et bien glauques se suivent avec moult rebondissements y compris un voyage dans le passé. A certains moments, on peut se demander si Arnaud Codeville n’en fait pas trop ? Mais non,  ça passe et les 540 pages défilent vite avec un style d’écriture impeccable .

A ranger dans la même famille que King ou Masterton. C’est un auteur qu’on m’avait conseillé lors d’un salon et je regrette pas d’être passé à son stand. Une belle découverte.

A noter qu’Arnaud Codeville est auto-édité et qu’il passera sûrement un de ces jours dans un salon, près de chez vous !

ISBN : 295529912X

Brève de taverne 111

Taverne

Monsieur le comte de Valombreuse est plongé dans son Bélianthe Matin tandis que la comtesse est concentrée sur son point de croix. La comtesse demande :

-Dites, mon cher, je ne me souviens pas. Avons-nous des relations sexuelles ?

– Bien sûr, chère amie, répond le comte.

La comtesse retourne a son ouvrage et le comte se replonge dans sa lecture. Le silence dure un bon moment ponctué par le tic-tac d’une pendule.

Au bout d’un moment la comtesse dit :

– Il faudrait les inviter plus souvent.